Cette infographie retrace l’évolution du nombre de débris de fragmentation depuis le lancement du premier satellite Spoutnik-1 en 1957 jusqu’à aujourd’hui. On entend par débris de fragmentation, tous les débris qui proviennent de la dislocation accidentelle ou non d’un satellite ou d’un étage de lanceur.
On y voit clairement trois grandes périodes : une accumulation lente. et progressive entre 1957 et 2007, puis une accélération brutale entre 2008 et 2009 marquée par deux événements majeurs : l’explosion du satellite chinois Fengyun-1C et la collision accidentelle entre Iridium 33 et Cosmos-2251. Enfin une explosion continue du nombre de débris de fragmentation de 2010 à nos jours, qui dépasse désormais les 14 000 objets officiellement catalogués.
Ces chiffres, issus du CNES, ne comptabilisent que les débris de 10 cm ou plus, concentrés principalement en orbite basse, qui sont suivis depuis le sol. La quantité de débris de fragmentation qu’on ne peut pas détecter depuis le sol est probablement plus élevée.